Partager l'article ! RAMBO - "C'est l'histoire d'un mec... Mais c'est pas drôle.": Comme je suis particulièrement claqué à cette heure-ci, je vais éviter de fair ...
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Comme je suis particulièrement claqué à cette heure-ci, je vais éviter de faire long et me perdre dans les méandres d'explications sorties du fond des âges...
"Hier, j'ai vu un super film. C'était RAMBO." Toute ressemblance avec un sketch de Dupontel s'arrêtera là. Car lui avait regardé une des séquelles (c'est bien le mot) du film original. Bon, certes, Dupontel qui parle de RAmbo c'est grandiose. En même temps, il lirait le Vidal de la Médecine ce serait encore du grand art. Mais je vais plutôt m'attacher à faire une petite note d'humeur sur un film simple, passé à la postérité, mais pas aux égards qu'il mérite...
Aujourdh'ui quand on dit Rambo, quelles images viennent immédiatement à l'esprit ?
- Un gros balaise bodybuildé torse poil qui tire à la sulfateuse comme s'il devait être responsable de la déforestation du Viêt Nam.
- Une sorte de Ken survivant de l'Enfer qui éclate des Russes en Afghanistan.
- Plus récemment un gros con qui se fait des soldats en Birmanie à la force du biceps et de l'arc.
- De la testostérone.
- Des explosions, du sang.
- Des cris de la rage et des scénaristes à la Mickael Bay (rions une seconde, Cameron a participé au scénario du second volet).
Pourtant... Pourtant... Pourtant, putain que c'est loin de ce que Rambo devrait laisser comme sentiment et souvenir.
Qui se souvient de la scène d'ouverture du premier ? Qui se souvient de ce moment émouvant où le soldat fraîchement revenu du Viêt Nam rend visite à un pote soldat ? Il va chez lui, la maison perdu dans un coin forestier proprement paradisiaque. Il rencontre une femme à qui il demande où est son pote. Il lui raconte avec enthousiasme combien ils sont proches, qu'ils se sont connus là-bas, qu'ils se sont promis de se revoir une fois rentrés, de bien se fendre la pêche ensemble. Et elle lui annonce qu'il est mort d'un cancer. John (Rambo, pour ceux qui ne se rappellent plus qu'il a aussi un prénom) repart, un peu déboussolé, perdu, seul.
On est quand même loin des débauches de pyrotechnies inhérentes à l'image dégénérée de Rambo, hein les tarlouzes !
Tout le reste du film va être en droite ligne de ça.
Il va errer sur les routes pour rejoindre une destination dont il ne sait visiblement pas laquelle ce pourra être, donnant un nom pour aprtir à l'opposé, puis se heurter à un Shérif con et buté qui décide de le mettre dehors. Mais comme John ne se laisse pas faire, il le fout en cabane et en profite avec quelques collègues pour l'humilier et profiter de leur autorité. PS : Tous les flics dans le films ne sont pas des gros bourrins maniaques de l'autorité... Mais il en fallait pour que le scénario décolle. Car tout ça le replonge dans ses souvenirs de gurre et lui fait littéralement péter les plombs. John fracasse à peu près tout ceux qui se mettent entre lui et la porte, puis fuis dans les montagnes, en pleine forêt. Et les flics organisent sa traque.
ahahahaahahah ahahah aha ah ! Les pauvres !!! Ils savent pas qui c'est Rambo ! "Et là Rambo ils leur pète la gueule"... Je plaisaaaaaante ! Mais non, tas de bousiers avariés ! S'il leur pétait la gueule ce serait un méchant ! Alors que JUSTEMENT tout se joue sur ça : L'hélico dans des manoeuvres hasardeuses perd son tireur qui se tue dnas la chute. Et on lui colle ça sur le dos. Du coup la chasse s'intensifie et devient plus sauvage. Lui REAGIT simplement. En bousillant quelques rotules, mettant quelques coups de couteau non létaux, avant de préciser "J'aurais pu tous les tuer, tous VOUS tuer. Alors lâchez-moi avant que ça dégénère". La garde nationale, les flics, tout le monde s'y met du coup !
Le cas Trautman :
Le colonel Trautman est le supérieur de Rambo, le seul à ressembler vaguement à une famille pour lui. Et par voie de conséquence, le seul à pouvoir espérer avoir du poids pour lui parler. Je ne retiendrias qu'une phrase de lui, qui résume à merveille Rambo, ce soldat surentrainé capable de tuer une armée avec deséchardes, mais pauvre bougre incapable de trouver sa place au civil :
"Vous voulez vriament que tout cela se finisse bien ? Avec le moins de sang ? Laissez le partir. Ouvrez une brèche dans votre battue, il s'y engouffrera et partira. Et dans une semaine vous le retrouverez comme employé d'une station service."
Trautman, c'est un peu le coupable finalement ! C'est lui qui en a fait une machine à tuer, qui l'a lancé sur les champs de batailles alors qu'il avait rien demandé, qui l'a entrainé personnellement... Finalement c'est une pute Trautman !
En un mot ou plusieurs :
Sans épiloguer dessus, le fond du film est parfaitement expliqué par John lui-même dans la dernière scène. Dans un court monologue poignant, éprouvant, et humainement brisé.
LE COUP DE GENIE !
John hurle sa rage contre tous ses gens qui en ont fait une machine à tuer avant de le renvoyer au civil ; Contre tous ces gens qui sont venus au retour des soldats les injurier, les traiter de monstres ; Contre tous ceux qui refusent de les réassimiler à la société et les mettent à l'écart ; Contre tous ces gens qui vomissent leur haine sur l'armée en oubliant qu'eux aussi sont des humains, ni plus ni moins !
C'est un vrai coup de maître, de génie ! OSER faire un film qui ne prenne pas le point de vue des hippies, des pacifistes, des gens qui veulent tellement être protégés tout en conchiants les nécessité de cette protection. Il ose, oui OSE raconter l'histoire par la bouche d'un des "bouchers" de ces guerres ! Celui qui a vu en face ces atrocités, en a commis certaines, les a vécues de l'intérieur.
Et jamais le film n'encense ou n'accable John Rambo. Parce qu'au final il nous le montre comme l'homme qu'il est : Doué pour son métier de soldat d'élite, mais émotionnellement usé et à genoux. Incapable de se tenir debout et reprendre une vie sociale.
Un mot pour signaler l'existence de trois suites. Voilà. On en aprlera pas plus pour rester dans la décence.
Un VRAI dernier mot pour rappeler que le vria titre, ce n'est pas Rambo, mais FIRST BLOOD. Traduction : Premier sang. Et c'est bien le fait le plus important aux yeux de Rambo : Il n'a pas versé le premier sang. C'est les flics qui l'ont fait en le maltraitatn. En conséquence, il a le droit de se défendre à tout prix.
Voilà, en version ultra courte et très peu vulgaire (en tout cas pour mes habitudes) ce que je peux dire sur ce chef d'oeuvre beaucoup trop mal apprécié en raison de regrettables suites et de jaquettes VHS et DVD aprticulièrement à chier, montrant John armés avec un goput des plus... "Mine is bigger".